Baisse des retraites, pas pour tous le monde!

Baisse des retraites, pas pour tous le monde!
Après la réforme des retraites, certains n'ont pas à se faire de souci !
Le groupe LVMH dirigé par Bernard Arnaud, grand ami de notre président, accueille deux petites nouvelles au sein de son conseil d'administration :
- Mme Bernadette Chirac, femme de l’ancien président de la République, jeune espoir de la finance française, grande spécialiste du luxe à travers le monde (!), est nommée au conseil d'administration de LVMH.
- Mme Florence Woerth, femme de l’ancien ministre du budget est nommée au conseil de surveillance de la société Hermès, filiale de LVMH.
Gageons que ces nominations assureront à leurs maris une partie de leur retraite et ne les obligeront pas à travailler jusqu'à 63 ans.
Mme Woerth était déjà en charge de la gestion du patrimoine de Liliane Betancourt, 1ére fortune de France !!!
Petit détail : la participation au conseil d'administration d'une entreprise donne droit à des "jetons de présence" venant rémunérer ce pénible travail !
Ainsi, Mme Chirac recevra 650 000 Euros par an en juste retour de son dévouement à la cause du luxe français et Mme Woerth 400 000 Euros !
Calmez-vous ! Tout est en règle, tout est légal. C'est simplement la vie normale de gens qui "se lèvent tôt" et qui "travaillent plus pour gagner plus"
Et puis, c'est rassurant de voir que l'on s'occupe de l'emploi des seniors !!!



Triple A

Triple A


Toujours la retraite!

Toujours la retraite!

Toujours la retraite!



Voila le capitalisme!

Ils nous vendent ce qui est gratuit!

Voila le capitalisme!



2012 Le Front de Gauche

2012 Le Front de Gauche

2012 Le Front de Gauche


Orthographe

Il se peut que dans ce blog, il y ait des fautes d'orthographes!!!! je m'en excuse mais........

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Colloques et débats




Colloques et débats
Ce jeudi et ce vendredi, j’ai participé à deux colloques.
Jeudi, c’était la deuxième session du Forum mondial du développement durable, la première avait eu lieu au Burkina en Octobre.
J’étais intervenant dans la session intitulée : « le contexte de la crise mondiale et l’impératif écologique mondial. » avec notamment le ministre de l’environnement du Burkina et Chantal Jouanno, secrétaire d’état chargée de l’écologie. Il y avait également l’adjoint du PDG de Total, la directrice du développement durable de GDF Suez,….
J’ai rappelé quelques réalités et « évidences » ! La Terre est un petit village et nous en sommes tous comptable, le but des entreprises est de faire du profit, après avoir détruit la planète en la surexploitant, ils veulent maintenant faire du profit en la réhabilitant, le capitalisme vert est une façon pour elles de poursuivre l’exploitation !
Il faut donc une volonté politique forte, on ne peut pas compter sur les bons sentiments.
La mise en place d’un «Plan climat énergie» national et européen est une nécessité. Il s’agit de planifier, sur la base de débats démocratiques nationaux et européens, la transition énergétique de l’Europe, ainsi que la nécessaire révolution de ses modes de production, de consommation et de vie. Elle suppose la mise en place d’un pôle public européen de l’énergie, capable d’assurer la sécurité des approvisionnements en énergie dans les années à venir et d’investir dans la recherche en efficacité énergétique et en énergie renouvelables. La nécessaire sobriété énergétique à venir implique également de supprimer la liberté du marché de l’énergie. Sinon, on le voit bien depuis sa mise en place, tous les opérateurs, EDF compris, sont incités à pousser les consommateurs à consommer toujours plus, et investissent dans les technologies les plus hautement capitalistiques et les plus rentables à court terme, comme le nucléaire et le charbon (qu’ils veulent nous vendre comme propre) plutôt que de miser sur les énergies de demain.
Cette volonté doit exister dans chaque état et se décliner internationalement, et prendre en compte la question de l’alimentation et de l’agriculture. L’OMC est aujourd’hui un des éléments principaux de la production des gaz à effets de serre, le libéralisme est responsable quand il faut 30 000km pour produire un jean ou 9 000 pour un yaourt.
Les pays en développement, notamment l’Afrique subsaharienne, seront les premières victimes du réchauffement dont ils ne sont pas responsables. Les pays industrialisés doivent reconnaître leur dette écologique, et abonder un fonds onusien pour aider ces pays à s’adapter au changement climatique.
Aujourd’hui, l’existence d’un marché mondial de l’agriculture, sur lequel entrent en concurrence des produits cultivés sur les terres arides et quasiment sans engrais du Burkina Faso avec ceux produits à grands renforts de technologie et de capitaux sur les terres grasses de l’Europe, du Brésil ou de l’Australie, est évidemment une catastrophe pour les pays en développement qui ne peuvent concourir à égalité. Résultat : 1 milliards de personnes ne mangent pas à leur faim dans le monde, dont 800 millions de paysans qui ne sont pas aidés par leurs Etats et souffrent de concurrence déloyale. C’est d’ailleurs le même mécanisme pour les produits manufacturés. Les pays en développement, sans possibilité de protéger leur industrie naissante, ne pourront jamais se développer.
Ainsi, au-delà de tous les fonds qui pourront être versés aux pays du Sud, il faut d’abord leur permettre de garantir leur souveraineté alimentaire et industrielle pour construire leur développement.
Les pays du Sud doivent pouvoir décider eux-mêmes de leurs mécanismes d’adaptation au changement climatique. Les financements du Nord doivent donc transiter sous forme de subventions par un fonds onusien, géré démocratiquement, si possible en y associant la société civile, et non par de nouveaux prêts concédés par la Banque mondiale ou le FMI avec leurs critères habituels.
Les taux de financement doivent être calculés pays par pays, en fonction de leur contribution au réchauffement climatique. Des financements complémentaires peuvent être envisagés, notamment la taxe Tobin sur les marchés de capitaux.
Evidement la réponse et les engagements du gouvernement français sont timorés et très en deçà des nécessités. Copenhague se présente mal !

Vendredi, autre contexte, c’est le colloque de la région Ile de France sur : « L’action extérieure des collectivités territoriales, quel impact sur le territoire ? »
Là, j’ai présenté la façon de travailler du Conseil Général, notre orientation stratégique ; « d’aider à faire ceux qui font. » L’avantage de cette démarche en matière d’efficacité, d’éducation et de formations des acteurs.
Cette réunion sert aussi à coordonner nos actions avec la région, à discuter avec de nombreux acteurs et aussi à échanger avec les différents représentants de l’Etat.
Je préfère agir que discuter ! Mais de temps en temps il est utile et nécessaire d’expliquer aux autres ce que l’on fait, de se confronter et d’essayer de convaincre !



Samedi 21 Novembre 2009