Contre l'austérité

Pour une alternative à l'austérité, soutien à nos camarades grecs qui vont revoter le 17 juin. Pour prévenir aussi que la même potion , donnera le même résultat! A bon entendeur salut!

Contre l'austérité


Le vote utile

Le vote utile



Et maintenant!

Et maintenant!

Et maintenant!


2012 un début!

2012 un début!



Aristote

"Il est aussi dans l'intérêt d'un tyran de garder son peuple pauvre, pour qu'il ne puisse pas se protéger par les armes, et qu'il soit si occupé à ses tâches quotidiennes qu'il n'aie pas le temps pour la rebellion." Aristote (384-322 A. J.-C.) , extrait de Aristote sur la Politique

Aristote


La Gauche

La Gauche



Orthographe

Il se peut que dans ce blog, il y ait des fautes d'orthographes!!!! je m'en excuse mais........

Orthographe


Inscription à la newsletter

La vérité sur les chiffres du chômage




La vérité sur les chiffres du chômage
Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, prévient : les chiffres du chômage ne sont pas bons en octobre. Quel scoop !
Alors qu’en est-il vraiment des vrais chiffres du chômage dans ce pays ? Il existe en fait 5 principales catégories de demandeurs d’emploi au sens du ministère du Travail. Et le fameux chiffre qui sort tous les mois dans la presse et qui indique que le taux de chômage se ballade quelque part entre 9 et 10% de la population active ne prend en compte qu’une seule de ces 5 catégories ; la A. Il s’agit des demandeurs d’emploi qui effectuent des démarches positives de recherche (positives ça veut dire obligés de prouver ses démarches), qui ne travaillent pas du tout et qui souhaitent trouver un CDI. Ce qui donne 2.800.000 personnes environ.
Si on ajoute la catégorie B et C, c’est-à-dire les demandeurs d’emplois qui effectuent des démarches positives et qui recherchent un CDI mais qui travaillent à temps partiel, on arrive à… 4 millions. Par temps partiel traduisez un petit boulot 5, 10 ou 15 heures par semaine.
Arrive ensuite la catégorie D, celle des personnes qui ne peuvent pas effectuer des démarches positives de recherche parce qu’elles sont en incapacité, malades par exemple. Et hop, ça nous fait 4.400.000 chômeurs.
Arrivent enfin les personnes qui ne peuvent effectuer de démarches positives de recherche parce qu’elles sont en stage, en formation… comme si être en stage ou en formation quand on cherche du travail c’était pas une démarche positive. Et hop, ça nous refait un p’tit rab de 300.000 de catégorie E.
4.700.000 est donc le chiffre réel des demandeurs d’emploi officiellement recensés. Auquel il convient de rajouter les chômeurs des DOM… et hop ça nous fait un total de 5.064.700.
Volontairement, nous ne prenons pas en compte les personnes en fin de droit qui cessent de s’actualiser et qui sont informatiquement radiées, les personnes qui ne s’inscrivent pas à Pôle Emploi parce qu’elles savent qu’elles ne seront pas indemnisées car elles n’ont pas suffisamment cotisé à l’assurance chômage comme les étudiants, les fins de droit qui ont fini par trouver un job puis qui l’ont reperdu trop rapidement.
C’est donc 1 actif sur 5 (20% et non 10% de la population active) qui connaît la précarité du non emploi ou du sous emploi en France. Au passage ça veut dire que les séniors ou les jeunes ne connaissent pas plus le chômage que les autres, tout le monde s’en prend plein la figure.

Mais pourquoi mentir, cacher, dissimuler au fin fond d’un PDF perdu à la page 15 dans les recoins les plus reculés de la cave du site internet du ministère du Travail les statistiques complètes du chômage ? C’est simple, il ne faut surtout pas qu’on se rende compte que le chômage remplit une fonction sociale et économique dans le système de gestion libéral. Explications :
- Le chômage de masse réapparaît avec l’avènement de l’économie monétaire, traduisez libérale de la fin des années 70 de l’ami Friedman. Donc le travail est un marché comme les autres qu’il faut maintenir sous tension pour faire baisser les prix d’achat… traduisez les salaires qui sont donc assimilés à des charges.
- Donc il faut rendre impossible toutes contestations du fonctionnement de ce marché en dissuadant les salariés de revendiquer, et le meilleur moyen c’est la peur. Raison pour laquelle on explique que les principales victimes sont les jeunes et les vieux histoire de faire pression sur tout le monde en serrant l’étau par les deux extrémités du marché.
Il n’est pas inintéressant de constater que la seule fois dans ces 25 dernières années où le chômage a réellement baissé, et pas qu’un peu, de 1.000.000, c’est au moment de la mise en place des 35 heures. Les 35 heures ne sont pas seulement une réduction du temps de travail, elles sont surtout une contrainte, donc une régulation forte d’un marché qui se voit dans l’obligation d’appliquer des règles et de justifier tous manquements.
En fait, tout assouplissement des règles sur le marché de l’emploi génère des bataillons de chômeurs supplémentaires, quoi qu’en disent les champions de la flexibilité Xavier Bertrand, Hervé Morin ou Manuel Valls. Toutes contraintes génèrent des bataillons d’actifs n’en déplaise aux libéraux, sociaux ou pas.

Une dernière remarque pour vos réflexions, Pourquoi une société accepte-t-elle sans plus de contestation de telles pratiques ? On vous aide en vous proposant des réponses libérales possibles :
on peut pas faire autrement
le libéralisme finalement c’est le seul système qui marche
après tout si on vent vraiment trouver du boulot on peut les autres c’est des fraudeurs…

Vous reste plus qu’à choisir mais la véritable réponse de gauche il vous faudra probablement la trouver par vous-même, avec le Front de Gauche!


Mardi 29 Novembre 2011
Lu 347 fois