- Motion de soutien au droit à l’avortement qui demande une couverture total du territoire de l'Essonne par des centres d'IVG équitablement réparties, l’Ile-de-France a perdu 50 centres IVG soit près de 30% de sa capacité d’accueil en moins en six ans, de 1999 à 2005, trois centres supplémentaires ont été fermés en 2009 et que pour 2010 encore trois centres sont fortement menacés de fermeture, notamment celui de Bobigny, ville historique de ce combat des femmes à disposer de leurs corps.
- Motion de protestation contre la suppression de 3500 postes à la SNCF alors que ce service public se dégrade.
- Motion pour préserver les ressources permettant au conseil général de s’occuper des « espaces naturels sensibles »
- Motion de protestation contre les suppressions de postes par L’APHP (assistance publique des hôpitaux de Paris) dans les hôpitaux de Champceuil (37 lits) et de de Joffre-dupuytren à Draveil (68 lits).
- Motion pour le relogement des Roms
Et une motion « pour garantir le droit a une alimentation de qualité pour tous » et pour une agriculture de Haute Valeur Environnementale :
CONSIDERANT que le projet de loi de modernisation de l’agriculture présente de graves lacunes, en particulier sur l’agriculture de Haute Valeur Environnementale.
CONSIDERANT que la surface cultivée dans la Région de l’Ile-de-France ne représente plus que 2% de la surface agricole utile et 2% des exploitations françaises, soit la perte spectaculaire de 100 000 hectares de terres fertiles en l’espace de 50 ans au profit de l’expansion parisienne !
CONSIDERANT que cette agriculture est principalement consacrée aux cultures céréalières (60%) largement destinées à l’exportation et à l’alimentation animale.
CONSIDERANT que le département de l’Essonne subit l’évolution de toute la région qui se traduit par une érosion de son territoire agricole (-2,7% pour la période 1988/2000), avec une domination de la culture céréalières qui représente 66% de la production et 71% des exploitations, mais seulement 9% d’exploitations de maraîchage et 7% d’horticulture.
CONSIDERANT que ces espaces naturels sont importants pour la biodiversité, la société et l’équilibre du territoire, et que leur disparition constitue de nombreuses menaces pesant sur les milieux périurbains.
CONSIDERANT qu’en Essonne, entre 1988 et 2000, la baisse de la population agricole est de 38%, et le nombre d’exploitations agricole est également en forte diminution depuis 22 ans de – 50%.
CONSIDERANT que l’agriculture biologique est en retrait des possibilités qu’offre le territoire essonnien.
VU le rapport sur la politique départementale agricole, adopté à l’unanimité par l’Assemblée départementale le 1er juin 2006, fixant les cinq orientations majeures en faveur de la promotion des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement, de la gestion optimisée des espaces agricoles, des « circuits courts » de commercialisation et des productions locales de qualité, des pratiques agricoles innovantes et la formation et l’emploi agricole.
Le conseil général après en avoir délibère :
DENONCE le manque de perspectives dû au projet de loi de modernisation de l’agriculture.
DENONCE le cahier des charges européen de l’agriculture biologique, entrée en vigueur le 1er janvier 2009, qui rabaisse encore les exigences du label « bio » au détriment de la promotion d’une véritable éthique dans l’agriculture et une aide à la conversion des paysans.
EXIGE que la question alimentaire soit une priorité en matière de développement global pour répondre aux défis auxquels l’humanité est confrontée : crise alimentaire, préservation de la biodiversité, changement climatique.
EXIGE de pouvoir répondre à la demande émergente de la part des jeunes, de plus en plus nombreux, de plus en plus qualifiés, qui aspirent à s’installer professionnellement dans l’agriculture nourricière et l’agro-écologie.
DEMANDE de reconquérir des terres liées aux projets d’installation, notamment en maraîchers, lors des échanges fonciers, comme par exemple les terrains de la base aérienne de Brétigny et en faire une zone de développement écologique et des produits de terroir au lieu d’y installer des grandes surfaces commerciales et des parkings.
DEMANDE de répondre aux difficultés d’approvisionnement de la restauration collective en matière d’alimentation biologique de qualité et de proximité.
ENCOURAGE et SOUTIEN la structuration des filières de la culture vivrière locale et du commerce de proximité : produits du terroir, économie sociale et solidaire.
ENCOURAGE et SOUTIEN le développement d’un véritable secteur de tourisme durable qui peut et doit contribuer à la protection de l’environnement car :
- il légitime une protection des espaces, objet d’attraction touristique ;
- il offre au plus grand nombre une connaissance et une appréciation de l’environnement qui l’entoure ;
- il permet aux populations locales qui ont assuré la qualité patrimoniale naturelle et culturelle, de rester sur place et de recevoir une part des ressources économiques liées au tourisme (accueil, artisanat, animation…).
ENCOURAGE et SOUTIEN l’implantation et le développement des AMAP sur le territoire départemental pour répondre à la demande toujours croissante des essonniens en terme de consommation de produits de qualité.